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 Il n'y a pas de péché sinon la Stupidité

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Nereus Dionis du Séjour

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MessageSujet: Il n'y a pas de péché sinon la Stupidité   Jeu 4 Oct - 2:29


Nereus Dionis du Séjour

La Beauté ne se discute pas ; elle règne de droit divin. Elle fait prince quiconque la possède. - Oscar Wilde


Informations Générales



IDENTITÉ : Nereus Dionis du Séjour est l'identité sous laquelle ses contemporains immortels le reconnaissent. Au cours de sa non-vie, Nereus a porté de nombreux noms et identités avant d'achever sa course jusqu'au Dôme. Les Dionis du Séjour sont une lignée issue de la noblesse juridique des derniers rois de France. Leur noblesse n'a jamais été ancestrale mais elle a été assez forte pour continuer à perdurer bien après la Révolution bourgeoise des Lumières. Nereus n'est pas vraiment son prénom de naissance. Il fut baptisé tardivement selon les us catholiques sous le nom de Marie Achille Charles-François. C'est lorsqu'il fut transformé que (par une étrange tradition typiquement française), il fut renommé Nereus selon ses obsessions pour les milieux marins.
SURNOM / NOM DE CODE : Nereus est déjà un un surnom offert lorsqu'il fut embrassé par le Don Obscur. .

ÂGE : 290 ans.
DATE & LIEU DE NAISSANCE : 10 Octobre 1728, Paris (France).
NATIONALITÉ : Apatride. Ou multinational. De son statut d'éternel enfant, Nereus a le privilège d'avoir longtemps voyagé et d'avoir réussi à se construire une floraison de nationalités au gré de ses tuteurs. Souvent éphémères néanmoins, changeant d'identité lorsque sa jeunesse immuable commence à attiser quelques curiosités mal-placées.

SITUATION MATRIMONIALE : Célibataire. Il a connu quelques mariages illégaux et des relations étranges avec des créatures de sa trempe. Néanmoins, son physique juvénile et ses attitudes d'enfant mature le garde de toute romance.
ORIENTATION SEXUELLE : Difficile à dire. La sexualité du vampire passe essentiellement par la vitae et par le baiser. Néanmoins, on lui connaît quelques relations platoniques avec de jeunes garçons ou des femmes qui lui servaient de calice..

METIER : Aucun. Pour subvenir à ses besoins, Nereus compte sur des tuteurs capables de le garder de la misère. C'est un garçon qui aime le luxe et qui choisit ses protecteurs avec un soin très particulier. Néanmoins, il arrive que Nereus traîne son ombre près des lieux de fréquentation scolaire pour se faire passer pour un être humain.
LIEU DE VIE : Il vient d'arriver au Dôme et recherche activement une bonne âme pour le prendre à sa charge. Il lorgne actuellement sur les clans vampiriques et erre parfois innocemment sur leur territoire pour en observer leur mode de vie.

AVATAR : Finn Wolfhart.
CREDIT AVATAR : Amor Fatis.


Parlons un peu de toi


CARACTERE : Difficile de bien cerner cet étrange animal. Nereus est un garçon de nonchalance avorté des Hadès par un amour égoïste et capricieux. Nereus a toujours été aimé, choyé et protégé. C'est une créature de décoration pour ses contemporains plus âgés et plus puissants. Une belle plante et un animal domestique. Un petit prince qui saura jouer des naïvetés pour obtenir la moindre de ses satisfactions. Son existence n'a de raison que la volonté des adultes à le garder en vie. Nereus est l'ombre d'un ange adoré et le démon d'un pâle souvenir d'enfance.

Qu'on se méfie de la Bête. Nereus est un tueur qui ne s'en cache que rarement. C'est une créature mesquine et manipulatrice qui aime son existence plus que tout. Pour l'immortel, le Don Obscur est une force divine ou démoniaque que l'on doit entretenir. Il est d'une nature supérieure et les créatures faibles se doivent d'instinct subvenir à ses besoins. En dépit de son intelligence remarquable et de son âge, Nereus n'a apprit à vivre au sein des clans vampiriques qu'en imitant et répétant les mêmes attitudes juvéniles qui attendrissent les adultes. C'est ainsi sa place. On le verra alors aux bras des chefs de clan ou pris en affection pour les Lady des cours immortelles. Il est l'éternel Prince des Grâces à qui l'on offre tout. Nereus a pour habitude de réclamer et d'avoir. Il veut des livres anciens. De beaux vêtements. Des domestiques à son service. Des jouets vivants avec lesquels passer son temps. Il veut qu'on le coiffe, qu'on l'habille et qu'on lui fasse des cadeaux tout au long de l'année. Il s'insurge lorsque l'on oublie son anniversaire, sa fête ou son existence. C'est un enfant qui dévore avant tout ses tuteurs et n'importe quel vampire n'a pas les épaules pour s'occuper de tel animal de luxe.

Car en échange d'un soin tout particulier, Nereus est un ami qui saura montrer toute sa loyauté. Comme un chat fidèle à la main qui le nourrit, Nereus ne tourne jamais le dos à ceux qui auront le pouvoir et l'influence de s'occuper de lui. S'il n'est ni puissant, ni très grand, Nereus a le don de faire fructifier les influences et sait semer le doute et le conflit au sein des rangs adverses. Nereus est un vampire très éloquent. C'est un manipulateur habile et franc. Si son petit corps juvénile ne possède pas les aptitudes physiques des vampires adultes, ses pouvoirs psychiques sont extraordinaires. Que l'on se méfie de l'eau qui dort. Nereus n'est jamais en colère, jamais en rage. C'est un garçon paisible et toujours infiniment insolent. Incapable de vaincre un ennemi par la force physique, Nereus sait jouer des cartes politiques et diplomatiques pour venger sa dignité. Il connaît les ficelles qui tirent le petit peuple et il est de bon ton de se méfier de ses sourires aimables après qu'il ait été insulté. Nereus saura parler et faire parler. Il sait se faire social, amical et l'allié de vos pires ennemis.

Cependant, seuls ceux qui connaissent véritablement les capacités de l'éternel enfant savent s'en méfier. Du reste, Nereus se fait connaître comme un chasseur doué. Tout du moins, très vorace. Nereus a déjà tué de nombreux de ses calices. A déjà apporté des ennuis à ses tuteurs pour ses meurtres intempestifs et ses faims sont régulières et parfois boulimiques. Beaucoup de fois pardonné car l'on doit ses faims insatiables au jeune âge de sa renaissance, il est néanmoins sage de garder un œil attentif sur ses promenades. Car en plus d'être un chasseur avide et peu raisonnable, Nereus est un invétéré joueur qui aime s'amuser longtemps avec ses proies.

Ainsi Nereus se fait connaître de ses homologues démoniaques pour peu de qualités. Nereus a sut se façonner une image d'ange déchu. De démon aux traits chérubins qui sait manipuler les esprits et satisfaire ses soifs sanglantes et cruelles. Nereus est un animal que seul un riche et puissant vampire peut maîtriser et apprivoiser. C'est un chat de salon très prisé mais dont les exigences et les soins réclament tant d'attention qu'il n'est réservé qu'à une caste de vampires ancestraux et assurés de pouvoir poser sur le jeune vampire une autorité sûre et implacable.

PARTICULARITÉS : Nereus porte le numéro cinquante-six (56). Nereus est un excellent compagnon. Il sait chanter, jouer de plusieurs instruments et parle évidemment plusieurs langues apprise au cours de ses nombreux voyages. Il est également porté sur de nombreux domaines. Ceux de la musique et tout ce qui attrait à l'océan et aux mers sont des passions qui lui tiennent beaucoup à cœur. Nereus est également un vampire aux faims boulimiques et un chat de salon qui s'attache à des maîtres capables d'accéder à ses caprices luxueux. En outre, Nereus possède de faibles capacités physiques en comparaison aux vampires adultes. Néanmoins, ses pouvoirs psychiques sont dangereux. Évidemment, son existence est considérée comme illégale. Transformé très jeune à l'âge de seize (16) ans, Nereus n'a jamais été encouragé à se comporter comme un adulte. De fait, sa psyché ambivalente (et complètement niquée) ferait du vampire un sujet de psychanalyse relativement complexe. Nereus nage en permanence entre une maturité acquise dans l'horreur et la cruauté et une attitude enfantine particulièrement malsaine pour quiconque connaîtrait son âge et son histoire. Contre toute attente, Nereus est très porté sur la culture moderne et la pop culture. Sa plus belle découverte fut l'invention du cinéma et Nereus adore se bourrer de films durant des journées entières en attendant la tombée de la nuit. Cet intérêt pour la culture cinématographique lui a permit de s'adapter très facilement aux us des époques et à gagner rapidement la confiance des groupes d'humains qu'il infiltrait.



Be careful of the vampire


Une famille, un groupe ou la solitude ? Pourquoi ce choix ? : Nereus est un vampire qui a toujours appartenu à d'autres immortels. Il a toujours été la pupille de puissants vampires et a toujours été protégé et entretenu. Il ne supporte pas longtemps la solitude qui le transforme au fil des années en bête sauvage et préfère toujours se trouver des tuteurs influents et âgés pour le prendre à leur charge. Néanmoins, Nereus ne réussit pas toujours à immédiatement se trouver de nouveaux maîtres et il arrive quelque fois qu'en dernière cause de désespoir, il s'attache à des familles humaines ou des clans de vampires moins prestigieux. Toutefois, ces familles-là ne survivent que rarement au jeune vampire et ne sont, souvent, que des foyers de substitution le temps de se trouver un nouveau parents. Nereus est incapable de se prendre en main et outre l'absolu nécessité de canaliser ses instincts de tueur, Nereus fait parfois montre d'un besoin affectif énorme. Il est souvent arrivé que par maladive jalousie, Nereus s'en prenne aux amants et aux maîtresses de ses maîtres qui ne respecteraient pas ses exigence ou qu'il estimerait accaparer un petit peu trop l'attention de ses maîtres.

Ce personnage est-il de ceux qui se contentent d'obéir et de réclamer leur poche de sang, ou bien trouve-t-il d'autres moyens de sustenter sa soif ? Pourquoi ? : Nereus est extrêmement capricieux et n'accepte de boire sa poche de sang quotidienne que lorsqu'on y met les formes. Préparée dans un récipient à son goût, agrémentée d'épices ou de la saveur de quelques gouttes de sang humain, Nereus rechigne beaucoup à mordre directement dans du plastique et peut faire des crises de colère terrifiantes si on l'y force. En plus de cela, Nereus est un prédateur qui ne supporte pas être interdit à chasser sa proie. Il arrive régulièrement que Nereus joue avec des humains dans le but inconscient de les dévorer et qu'il faille mettre rapidement un terme à ses projets déraisonnables. Ajoutez à cela des faims monstrueuses qui ne sauraient se contenter d'une unique poche de sang par jour. Alors non : Nereus est incapable de se plier aux règles du Dôme et il apparaît essentiel de lui apporter parfois des calices pour satisfaire son goût du sang humain.

Que pense-t-il du Dôme et de Praedam Hill ? : Nereus déteste le Dôme. Déteste cet endroit. Déteste cette vie. Il se sent enfermé, empêché de s'épanouir et ne comprend pas comment les vampires qu'il assimile à de véritables dieux chthoniens puissent accepter d'être ainsi parqués. Nereus ne peut rien y faire mais il espère pouvoir distiller un petit vent révolutionnaire au sein des clans vampiriques pour retrouver sa liberté perdue.



Et toi, marionnettiste ?

Je m'appelle PnP et j'ai 24 ans.
J'ai connu le forum grâce à Bazzart et je le trouve fort plaisant.
Mon personnage est un Inventé créé par PnP.
Je ne possède pas de double compte.
Le mot de la fin : Hâte de vous rejoindre, les buddies !


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Nereus Dionis du Séjour

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MessageSujet: Re: Il n'y a pas de péché sinon la Stupidité   Jeu 4 Oct - 2:29


Raconte nous ton histoire

L'enfance est courte. La maturité, infinie.


Pâle et fiévreux, il y avait plus d'une semaine que Marie avait succombé a la maladie. Les médecins semblent tous d'accord pour s'accorder qu'aucune saignée ne pourrait guérir l'anémie. Les transfusions sanguines, Madame Dionis du Séjour, en bonne chrétienne, les refuse. La Mort plutôt que l'Enfer pour son fils.

A cette époque, difficile d'estimer l'état de la médecine, en France. On dit que le roi a eut les bons soins d'excellents médecins et Monsieur Dionis du Séjour a remué tous ses hauts contacts pour prendre soins des terribles afflictions de Marie. Vainement. L'état de l'enfant empire. Empire. Empire.

Marie était un garçon fort avenant. Souriant et d'un caractère naturellement joueur qui fera de lui le favoris de la cour. Par l'intermédiaire des enfants royaux, Marie est présenté aux fils de France. Il y propose ses jeux et met à l'honneur sa famille, nouvellement acquise aux responsabilités judiciaires royaux. Marie se révèle très intelligent pour son âge et émet très vite le désir de s'engager dans la Marine Française. Malheureusement, ses projets seront vites arrêtés. La beauté de l'enfant se fane et bientôt, il sera mis en quarantaine pour obtenir ses premiers soins. Premiers soins qui aggravent d'avantage son cas et inquiète sérieusement Madame Dionis du Séjour.

Madame est une mère aimante qui a toujours élevé son fils comme un vrai prodige. Elle ne lui refuse rien et lui voue un amour qu'une mère se doit de canaliser pour protéger l'enfant des affections maternelles qui pourraient mettre à mal sa virilité naissante. Marie grandit entouré de femmes et son père n'a que peu de temps pour interdire à son épouse ce genre d'élan qui ramollissent son fils et l'empêchent de s'endurcir et de devenir un homme. Alors très vite, Marie apprend à devenir un garçon très courtois et s'intéresse à la Préciosité. Il se penche sur la mode et sur les arts qui encensent les salons de ces Dames. Madame n'a de cesse de traîner son fils partout. De le présenter à tous. De le choyer et de le chérir. Beaucoup y voient une très mauvaise éducation car Marie est un garçon fort inconvenant et d'une rare insolence. Marie devra par ailleurs subir de lourdes sanctions après avoir osé pousser l'une des filles de France dans une flaque. Cette dernière apparaissaient fort charmée par les élégances du petit Marie qui s'impatientait de la voir l'envahir jusqu'à le suivre très loin dans les jardins. Ses parents furent endettés pour cette drôle d'anecdote mais il apparut qu'on pardonna vite après que sa mère ait défendu sa cause, bec et ongles.

Marie resta près d'un mois dans ses lits. Amaigri et faible, l'enfant avait toujours été d'une constitution délicate. Quand les médecins assurèrent que le garçon n'en aurait que pour quelques jours avant le trépas, sa mère s'effondra. Il apparaissait que le garçon perdait du sang. Mais les docteurs étaient incapables d'en expliquer la cause. Le garçon ne saignait guère et chaque nuit, il semblait de plus en plus pâle. Les docteurs émirent l'hypothèse que le sang de l'enfant s'évaporait. Sans doute l'exercice de quelque démons. Alors, on fit venir des prêtres et des exorcistes. Guère plus d'efficacité.

Une nuit, un homme se présenta comme docteur, à la porte de Monsieur et Madame Dionis du Séjour. Il assura savoir quel était le mal de l'enfant et proposèrent de guérir le pauvre condamné. Il ne réclama guère d'argent ni de reconnaissance. Seulement d'emmener l'enfant loin. Dans l'une de ses demeures de campagne où le garçon aurait le loisir d'y respirer un air plus sain que celui de Paris. Désespérés, Madame et Monsieur acceptèrent à la condition de pouvoir visiter leur fils chaque jour. Le marché était conclu.

Il s'appelait Antoine de Dreux et était un homme que Marie avait déjà rencontré. Lors de l'un de ses séjour en Bretagne pour y visiter une lointaine famille, Marie fit la connaissance d'Antoine par le biais de l'une de ses tantes. Un homme aux épaules carrées et passionné de faune marine. Antoine et Marie discutèrent longuement et Antoine accepta d'emmener le garçon sur l'un de ses bateaux. Marie s'attacha à ce drôle de parrain et leur relation continua longtemps par échanges épistolaires. Antoine fit promettre de ne rien en dire à ses parents, prétextant que la protection de sa mère était une entrave à sa liberté et qu'elle n'accepterait jamais vraiment que Marie ait une relation adulte avec quiconque. Marie l'y soutenu fermement et fut d'une joie sans fin lorsqu'Antoine promit de bientôt s'installer à Paris.

Ils se revirent quelque temps où ils discutèrent beaucoup. Marie nourrissait une étrange fascination pour les gestes d'Antoine. Un homme aux caractère éminemment féminins mais dont la force et la présence était imposante et emprunte d'une puissance féline. Longtemps, Antoine expliqua ces amours pédagogiques de la Grèce Antique au jeune Marie qui y voyait un tutorat tout particulier.

C'est peu de temps après le départ supposé d'Antoine que Marie tomba en grave anémie. Antoine revint alors aux demeures des Dionis du Séjour et prit l'enfant à sa charge, jusqu'en Bretagne.

Très vite, l'état de Marie s'améliora. Ses parents revinrent souvent le voir et se réjouirent de s'épanouir de nouveau. On le disait sauvé mais pas encore guéri. Antoine suggéra que ce fusse l'air de la ville qui étouffait l'enfant et le rendait malade. Il proposa de garder l'enfant durant une année. De lui enseigner la navigation. Qu'il pourrait devenir un grand capitaine. Peut-être Amiral. Monsieur Dionis du Séjour refusa. Catégoriquement. Qui était cet homme qui prenait tant soin de l'avenir de son fils ? Monsieur s'en méfiait et très vite, réclama que son enfant retourne sur Paris où il aurait à charge de reprendre bientôt l'entreprise familiale.

Marie sombra aussitôt. Quelques jours plus tard, il était de pris de crises de démence et sa faiblesse le faisait dormir parfois des jours entiers. Ses parents s'horrifièrent. Antoine suggéra de nouveau : Laissez-le moi. Rien de bon ne l'attend sur Paris. Monsieur refusa. Mais devant les insistances inquiètes de son épouse, il se laissa vaincre par les propositions de Monsieur de Dreux : Seulement pour un mois supplémentaire. Seulement.

On ignore vraiment quand Antoine de Dreux transforma le petit Marie. Mais il fut certain que cela se produisit durant ce mois-ci. Alors, à son retour, Marie semblait fort irritable et ne mangeait guère beaucoup. Ses colères étaient monstrueuses et la lumière du jour semblait le faire souffrir. Madame Dionis du Séjour y trouva des explications rationnelles. Il sortait de la maladie, le pauvre enfant. Après quelques mois passés dans l'obscurité, il était naturel qu'il faille s'adapter à la lumière du jour. Elle lui pardonna tout. Absolument tout. Bientôt, Madame démontra les même symptômes que son fils. Mère et fils s'isolaient beaucoup et Madame du Séjour se mit à refuser que Marie ne se baigne en plein soleil. En plein été, Madame et son fils se pavanaient de lourdes tenues qui étaient censées les protéger des rayons infâmes du Soleil. Elle prétexta une lubie de mode. La pâleur était le symbole des rois. Il fut alors très vite remarqué que plus personne n'était autorisé à côtoyer le jeune Marie. Sa mère s'assurait de ses fréquentations et refusait d'une entière catégorie que son enfant ne soit salit par l’imbécillité des enfants de son âge ou d'adultes trop conservateurs pour être parfaitement illuminés de l'intelligence de son enfant. Et même lorsque Monsieur Dionis du Séjour fit venir un prêtre dans la maison, convaincu de la possession démoniaque de son fils, son épouse s'insurgea gravement. Elle hurlait fort et repoussa ce cureton du Dimanche qui n'avait aucun droit sur son fils ! Sa véhémence était brutale. Violente. Si violente que ses yeux devinrent rouges. Que ses dents devinrent crocs. Et qu'elle dévora l’ecclésiastique sous le regard horrifié de son époux. Du sang. Du sang partout.

Après le massacre des Dionis du Séjour, la demeure resta longtemps vide et silencieuse. Madame Dionis du Séjour prit son fils dans ses bras et quitta Paris pour rejoindre Dreux où Antoine les attendait.

Pâle et fiévreux, il y avait plus d'une semaine que Marie avait succombé a la maladie. Les médecins semblent tous d'accord pour s'accorder qu'aucune saignée ne pourrait guérir l'anémie. Les transfusions sanguines, Madame Dionis du Séjour, en bonne chrétienne, les refuse. La Mort plutôt que l'Enfer pour son fils.

A cette époque, difficile d'estimer l'état de la médecine, en France. On dit que le roi a eut les bons soins d'excellents médecins et Monsieur Dionis du Séjour a remué tous ses hauts contacts pour prendre soins des terribles afflictions de Marie.Vainement. L'état de l'enfant empire. Empire. Empire.

Marie était un garçon fort avenant. Souriant et d'un caractère naturellement joueur qui fera de lui le favoris de la cour. Par l'intermédiaire des enfants royaux, Marie est présenté aux fils de France. Il y propose ses jeux et met à l'honneur sa famille, nouvellement acquise aux responsabilités judiciaires royaux. Marie se révèle très intelligent pour son âge et émet très vite le désir de s'engager dans la Marine Française. Malheureusement, ses projets seront vites arrêtés. La beauté de l'enfant se fane et bientôt, il sera mis en quarantaine pour obtenir ses premiers soins. Premiers soins qui aggravent d'avantage son cas et inquiète sérieusement Madame Dionis du Séjour.

Madame est une mère aimante qui a toujours élevé son fils comme un vrai prodige. Elle ne lui refuse rien et lui voue un amour qu'une mère se doit de canaliser pour protéger l'enfant des affections maternelles qui pourraient mettre à mal sa virilité naissante. Marie grandit entouré de femmes et son père n'a que peu de temps pour interdire à son épouse ce genre d'élan qui ramollissent son fils et l'empêche de s'endurcir et de devenir un homme. Alors très vite, Marie apprend à devenir un garçon très courtois et s'intéresse à la Préciosité. Il se penche sur la mode et sur les arts qui encensent les salons de ces Dames. Madame n'a de cesse de traîner son fils partout. De le présenter à tous. De le choyer et de le chérir. Beaucoup y voient une très mauvaise éducation car Marie est un garçon fort inconvenable et d'une rare insolence. Marie devra par ailleurs subir de lourdes sanctions après avoir osé pousser l'une des filles de France dans une flaque. Cette dernière apparaissaient fort charmée par les élégances du petit Marie qui s'impatientait de la voir l'envahir jusqu'à le suivre très loin dans les jardins. Ses parents furent endettés pour cette drôle d'anecdote mais il apparut qu'on pardonna vite au jeune Marie quand ce dernier montra une vive intelligence auprès des représentants du roi.

Marie resta près d'un mois dans ses lits. Amaigri et faible, l'enfant avait toujours été d'une constitution délicate. Quand les médecins assurèrent que le garçon n'en aurait que pour quelques jours avant le trépas, sa mère s'effondra. Il apparaissait que le garçon perdait du sang. Mais les docteurs étaient incapable d'en expliquer les raisons. Le garçon ne saignait guère et chaque nuit, il semblait de plus en plus pâle. Les docteurs émirent l'hypothèse que le sang de l'enfant s'évaporait. Sans doute l'exercice de quelque démons. Alors, on fit venir des prêtres et des exorcistes. Guère plus d'efficacité.

Une nuit, un homme se présenta comme docteur, à la porte de Monsieur et Madame Dionis du Séjour. Il assura savoir quel était le mal de l'enfant et proposèrent de guérir le pauvre condamné. Il ne réclama guère d'argent ni de reconnaissance. Seulement d'emmener l'enfant loin. Dans l'une de ses demeures de campagne où le garçon aurait le loisir d'y respirer un air plus sain que celui de Paris. Désespérés, Madame et Monsieur acceptèrent à la condition de pouvoir visiter leur fils chaque jour. Le marché était conclu.

Il s'appelait Antoine de Dreux et était un homme que Marie avait déjà rencontré. Lors de l'un de ses séjour en Bretagne pour y visiter une lointaine famille, Marie fit la connaissance d'Antoine par le biais de l'une de ses tantes. Un homme aux épaules carrées et passionné de faune marine. Antoine et Marie discutèrent longuement et Antoine accepta d'emmener le garçon sur l'un de ses bateaux. Marie s'attache à ce drôle de parrain et leur relation continua longtemps par échanges épistolaires. Antoine fit promettre de ne rien en dire à ses parents, prétextant que la protection de sa mère était une entrave à sa liberté et qu'elle n'accepterait jamais vraiment que Marie ait une relation adulte avec quiconque. Marie l'y soutenu fermement et fut d'une joie sans fin lorsqu'Antoine promit de bientôt s'installer à Paris.

Ils se revirent quelque temps où ils discutèrent beaucoup. Marie nourrissait une étrange fascination pour les gestes d'Antoine. Un homme aux caractère éminemment féminins mais dont la force et la présence était imposante et emprunte d'une puissance féline. Longtemps, Antoine expliqua ces amours pédagogiques de la Grèce Antique au jeune Marie qui y voyait un tutorat tout particulier.

C'est peu de temps après le départ supposé d'Antoine que Marie tomba en grave anémie. Antoine revint alors aux demeures des Dionis du Séjour et prit l'enfant à sa charge, jusqu'en Bretagne.

Très vite, l'état de Marie s'améliora. Ses parents revinrent souvent le voir et se réjouirent de s'épanouir de nouveau. On le disait sauvé mais pas encore guérit. Antoine suggéra que ce fusse l'air de la ville qui étouffait l'enfant et le rendait malade. Il proposa de garder l'enfant durant une année. De lui enseigner la navigation. Qu'il pourrait devenir un grand capitaine. Peut-être Amiral. Monsieur Dionis du Séjour refusa. Catégoriquement. Qui était cet homme qui prenait tant soin de l'avenir de son fils ? Monsieur s'en méfiait et très vite, réclama que son enfant retourne sur Paris où il aurait à charge de reprendre bientôt l'entreprise familiale.

Marie sombra aussitôt. Quelques jours plus tard, il était de pris de crise de démence et sa faiblesse le faisait dormir parfois des jours entiers. Ses parents s'horrifièrent. Antoine suggéra de nouveau : Laissez-le moi. Rien de bon ne l'attend sur Paris. Monsieur refusa. Mais devant les insistances inquiètes de son épouse, il se laissa vaincre par les propositions de Monsieur de Dreux : Seulement pour un mois supplémentaire. Seulement.

On ignore vraiment quand Antoine de Dreux transforma le petit Marie. Mais il fut certain que cela se produisit durant ce mois-ci. Alors, à son retour, Marie semblait fort irritable et ne mangeait guère beaucoup. Ses colères étaient monstrueuses et la lumière du jour semblait le faire souffrir. Madame Dionis du Séjour y trouva des explications rationnelles. Il sortait de la maladie, le pauvre enfant. Après quelques mois passés dans l'obscurité, il était naturel qu'il faille s'adapter à la lumière du jour. Elle lui pardonna tout. Absolument tout. Et même lorsque Monsieur Dionis du Séjour fit venir un prêtre dans la maison, convaincu de la possession démoniaque de son fils, son épouse s'insurgea gravement. Elle hurlait fort et repoussa ce cureton du Dimanche qui n'avait aucun droit sur son fils ! Sa véhémence était brutale. Violente. Si violente que ses yeux devinrent rouges. Que ses dents devinrent crocs. Et qu'elle dévora l’ecclésiastique sous le regard horrifié de son époux. Du sang. Du sang partout. Après le massacre des Dionis du Séjour, la demeure resta longtemps vide et silencieuse. Madame Dionis du Séjour prit son fils dans ses bras et quitta Paris pour rejoindre Dreux où Antoine les attendait.

Sur le chemin de la Bretagne, Marie raconta Antoine. Comment l'avait-il transformé et comment l'avait rebaptisé. Nereus était son nouveau nom. Nereus était le nom par lequel il devait se faire appeler car Antoine était celui qui l'avait fait renaître. Anne, sa mère, prit cet aveux comme une terrible trahison et promit de ne jamais laisser son fils se faire d'avantage corrompre par les influences de ce démon.

Car sa nature, Anne l'ignore. Son envie de sang et ses pulsions meurtrières, elle ne les accorde qu'à ses primaires besoins maternels. Si elle a tué, si elle boit le sang, si elle vit la nuit, c'est pour Lui. Pour Marie. Pour son fils. Et uniquement. Tout cela n'est que temporaire. Une malédiction qui les touche. Elle ne prend que peu conscience de toute les dimensions que revêt l'immortalité et espère, en retrouvant celui par qui tout est arrivé, guérir Marie de sa malédiction.

Au cours de leur voyage, Marie fait quelques carnages et sa mère n'a que très peu de souvenirs de ses crises de folie. La Bête s'éveille et détruit tout sous le regard encore innocent de son petit démon. Alors, la famille est vite repérée et ce sont les serviteurs d'Antoine de Dreux qui passera par la ville de Limoge pour entreprendre des négociations houleuses avec Anne Dionis du Séjour. Car Anne veut qu'Antoine se montre. Qu'il monte sur Limoge et ne fasse pas tant de mystères. Allons, tout cela n'est qu'une terrible erreur ! Mais rien n'y fait. Elle doit suivre ces serviteurs jusqu'à Dreux où ils seront logés dans les appartements d'Antoine, absent.

Anne et Marie discutent beaucoup. Plus proches que jamais, c'est Marie qui enseigne le gros du vampirisme à sa mère, du peu qu'Antoine lui enseigna autrefois. Il lui explique la Vitae et la chasse. Le Don Obscur et les lois. C'est ainsi qu'Anne apprend que son fils n'avait pas été destiné à être transformé si tôt. Mais que Monsieur du Séjour n'avait guère donné le choix à Monsieur de Dreux. Qu'il avait dû agir vite. Anne ne comprend guère et regarde son fils parler avec de grands yeux. Son fils qui lui explique sa nature de démon avec la naïveté d'un enfant qui ne comprend pas tous les tenants de sa situation. Alors elle le prend dans ses bras. Le serre fort contre lui. Et pleure. Pleure... Marie ne comprend guère. Il la prend aussi dans ses bras.

« Mère, je vais bien... Ne soyez plus inquiète. »

Antoine fera son apparition dans la soirée-même. Et à peine eut-il posé un pied dans le grand salon façon Louis XVI, Anne du Séjour se jette sur lui pour réclamer explications et excuses. Les crocs dehors et la Bête en elle, elle agite haut les bras et sa voix porte si loin que le silence s'installe sur toute la demeure. Anne s'insurge pour son fils et pour elle-même. Demande à ce qu'il fasse cesser toute cette diablerie ! Que l'Enfer les attends par sa faute ! Et ainsi apprend-elle l'immortalité vampirique. Car enfin, comment aller en Enfer sans mourir ? Antoine calme très vites les véhémences d'Anne. Elle n'a pas d'autre choix que de l'écouter. Et attentivement. Car Antoine est le seul à pouvoir les protéger. Les éduquer. Et surtout : A dissimuler l'existence de Nereus aux primogènes locaux.

Nereus ?

Pour Anne s'en est trop. Elle provoquerait presque Antoine par la force. Sa petite force nouvellement acquise. Mais Nereus... Marie... L'en empêche. Il s’exhorte. Ils ont besoin d'Antoine. Où iront-ils sinon ? Qui leur apprendra ? Qui les protégera ? Ils n'ont plus personne. Ils sont seuls ! Anne se laisse calmer par son bel enfant et accepte le marché. Qu'Antoine enseigne à son fils. Qu'Antoine remplace son père. Mais elle jure qu'aucun démon au monde ne saurait remplacer l'amour d'une mère implacable et ivre de vengeance. Que ce Monsieur de Dreux s'en assure : Elle gardera un œil avisé sur lui et sur ses « leçons ».

Alors, se fonde une étrange famille infernale, au fond des vieilles pierres de la demeure des Dreux. Anne erre alors que son fils est enseigné par le puissant Antoine. Aux sciences, aux mathématique, à la littérature et à la musique. Sur ce dernier point, Nereus se montre doué et appliqué. Très attentif, c'est un élève qui apprend vite. Et alors qu'il se montre disposé à l'érudition, Nereus étonne également pour ses talents de chasseurs discret, d'abord. Si les vampires adultes sont presque tous mué du regret de leur humanité, Nereus s'attache très vite à sa condition. Il est un prédateur redoutable et impitoyable. Peut-être un peu trop. Alors, Antoine se confronte à la faim dévorante du garçon. Plusieurs fois, doit-il le punir pour ses repas improvisés et indiscrets. L'enfant tue les serviteurs et les passants. Il chasse tout et n'importe qui. Antoine craint beaucoup de voir l'enfant lui échapper et en appelle à sa raison.

« Tu n'es plus un enfant, Nereus ! »
Mais sa mère s'interpose toujours en faveur de son fils.
« Il s'appelle Marie et vous voyez bien qu'il est encore jeune ! N'avez vous pas de pitié ? » Feule-t-elle en prenant Nereus dans ses bras, à la suite de l'un de ses carnages.

Anne a le don pour tout pardonner. Antoine la considère comme folle et hystérique. S'il trouve à s'impressionner des capacités vampiriques de Nereus, il lui en veut de l'avoir si vite transformé. Alors que Nereus est sensible à son enseignement et aux mystères de l'occulte et du monde des Ténèbres, sa mère en revanche n'y comprend rien. Elle ne s'y intéresse que lorsque Nereus vient le soir à son chevet pour lui raconter ses enseignements avec un enthousiasme rare.

« Mère ! Mère ! Laissez-moi vous raconter ! »

Elle n'écoute que par amour maternel mais aux yeux d'Antoine, Anne n'est rien d'autre qu'une coquille vide d'intérêt. Alors, il cherche vite un moyen de s'en débarasser.

D'abord, Antoine lui propose de partir pour le Saint-Empire Germanique où Anne pourrait sans doute recevoir un enseignement plus poussé auprès de l'un de ses maîtres. Elle refuse de quitter Nereus. Alors il propose à Nereus se visiter l'Angleterre sans sa mère. Mais elle refuse de quitter Nereus. Antoine essaie de quitter la demeure sans en avertir Anne, avec le garçon. Mais elle les retrouve vite car elle refuse de quitter Nereus. Antoine est vite désemparé. Toute cette folie finit par l'atteindre et les disputes se renouvellent souvent à la maison. Nereus sait qu'il en est la principale cause. Nereus qui voudrait vivre d'un amour équitable entre son père et sa mère comprend qu'il doit faire un choix. Et vite.

Alors, il choisit vite : Antoine est son maître et Nereus sait que sa mère n'est qu'un boulet qu'il traînera au cours de son immortalité. Alors, il tente de convaincre Antoine d'assassiner Anne. Et il n'en faudra pas longtemps pour qu'Antoine accède à sa demande. Nereus ira se cacher dans sa chambre tandis que le tonnerre grondement dans le salon.

Silence. Nereus est resté dans son lit pendant que tonnera la bataille. Pour le garçon, il semble évident qu'Antoine ait réussit. Mais lorsqu'il descendra et verra sa mère, debout, dans le bain de sang d'Antoine, il restera immobile et interdit. Après cela, Anne le prit par la main et ils quittèrent définitivement Dreux pour se trouver un nouveau foyer.

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Lawrence Storm
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MessageSujet: Re: Il n'y a pas de péché sinon la Stupidité   Jeu 4 Oct - 15:53
Bienvenue parmi nous n'hésite pas à me signaler si ta fiche est terminée dans le sujet adéquat Si tu as la moindre question n'hésite surtout pas

En espérant que tu te plairas ici Ton perso a l'air prometteur J'aime beaucoup ce que j'ai lu jusqu'à présent déjà


The Sun Will Shine On Us Again
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Caly Ruthven
#VAMPIRE — A PETITE DOSE ?

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MessageSujet: Re: Il n'y a pas de péché sinon la Stupidité   Jeu 4 Oct - 23:11
Bienvenue comparse vampirique ! Ce choix de nom ! Ce choix d'avatar ! Tout tes choix !

Non, je n'aime pas du tout ce perso voyons, je vois pas de quoi tu parles ! Enfin bref, ce petit Nereus, pas si petit que ça, je le trouve génial ! Je pense d'ailleurs qu'il intéresserait énormément ma Ruthven ! Donc réserve moi un lien, parce que Caly te surveille très cher !


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MessageSujet: Re: Il n'y a pas de péché sinon la Stupidité   
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Il n'y a pas de péché sinon la Stupidité

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